Bonjour,
Proverbe du jour : Cette femme, dont le mari était stérile, décida, plutôt que de se rendre en une banque du sperme, de monnayer les services d’un amant de passage pour qu’il lui donna, dans un petit flacon, quelques gouttes de sa semence. Chose faite, elle galopa à l’hôpital le plus proche et mit en branle la procédure consistant à créer un bébé-éprouvette. La science ayant fait ce que l’on attendait d’elle, un enfant naquit, nourrisson qui, hélas, quoi qu'on lui donna à manger n’évolua pas en taille. MORALITE : bien mâle acquis, ne profite jamais.
Pensée du jour : Un avis de recherche n’est jamais qu’un espoir de retour.
Saint du jour : Marie-Madeleine
Ayant, il y a de nombreuses années de cela (vous n’étiez pas encore née, petite Madame) commis, pour célébrer cette Sainte, un texte
qui me valut fureur et opprobre, je ne retomberai pas aujourd'hui dans la même erreur et éviterai de vous dire que la bienheureuse que nous honorons fit, après s'être vue lavée de ses péchés,
cession d’avec le dogme officiel et créa nouveau culte. Elan neuf auquel se joignirent de nombreux fidèles qui, pour l’encourager, scandaient à son passage : "continue comme cela, il a de la
trempe ton culte Marie-Madeleine !!!" Non, tout ceci je ne vous le dirai pas et me sens, par conséquence, en pleine adéquation avec moi-même puisque, n'en déplaise aux grincheux que de tels
dires eussent pu titiller, tel n'est pas mon propos du jour.
Je ferai donc simple et me contenterai d’un simple : " Bonne fête Marie-Madeleine, toi qui... "
(Cliquez sur la photo pour apprendre le destin extraordinaire de cette femme de pouvoir et piété...)
Billet d’humeur
Au temps de mes "
humanités" nos maîtres d' alors faisaient en sorte que, dès la sixième, nous apprîmes le latin. Le latin, belle langue dont les descendants directs sont l’italien, l’espagnol et, chose pour moi
essentielle, le français. Me fut donc répété à satiété que, grammaticalement parlant, il existe trois genres : le masculin, le féminin et le neutre. Pendant des décennies je me fis interrogation
sur ce qui peut bien les différencier. Après moult réflexions le masculin me parut être celui qui s’applique à l’Homme dans tout ce qu’il possède de plus noble. Le féminin, lui, est l’apanage de
la Femme, de ses besoins, désirs et actes. Reste le neutre qui, de par sa connotation d’inexistence me parut être celui des choses inanimées. Erreur, profonde erreur que je fis dans mon analyse,
erreur que je pus hier soir, en apprenant le résultat des votes du Congrès réuni à Versailles, mesurer dans toute son ampleur. Le neutre n'est pas un genre, c'est un refuge, une tentative de
justification de la lâcheté et de l’intérêt. Je m'explique : puisque le masculin et le féminin sont deux genres en lesquels on peut classer les hommes et les femmes d' honneur et de droiture
morale, le neutre est donc celui en lequel se peuvent classer les individus que ne gêne pas de faire le grand égard avec leurs engagements originels ; lorsqu'on y réfléchit un peu, on s'aperçoit
que la chose n'est pas nouvelle puisque si, hier, une seule voix a suffit pour faire basculer le vote, la mort de Louis XVI fut, elle aussi, décidée par l'apport d' un seul
bulletin, bizarrement celui déposé par la personne qui avait le plus d' intérêt à la chose.
Je n’écris pas cela ce matin pour fustiger l’un ou l’autre des transfuges politiques, j’écris tout simplement cela pour faire une amère constatation : le latin est
indubitablement et définitivement une Lang morte.
Définitions farfelues
Film pornographique : images de call-girls montées bout à bout
Avenir : futur passé
Ceinture de chasteté : anti-viol
Merci de m’avoir consacré ces quelques instants et, à demain.
Cordialement,
Dafran
Hier après avoir, comme
tout un chacun, mangé ma soupe vespérale j’ai cherché un programme de télé me pouvant convenir. Ayant choisi de me caler sur la "Deux", j’eus l’agréable surprise d' y suivre une émission de
grande qualité, une des rares qui reprennent le flambeau des Maritie et Gilbert Carpentier. S’il fallait établir un classement des artistes y ayant participé, j’attribuerais un prix hors
concours à un imitateur nommé Grégorio ; ses clins d' œil à Santana et à Joe Cocker m’ayant littéralement scotché. Y furent également remarquables Danyel Gérard, le regretté Carlos, Amel
Bent et la chanteuse italienne Gigiola Cinquetti . Pour être franc, si je ne porte pas une affection particulière à Patrick Sébastien, je reconnais la valeur artistique de Patrick Boutot
(nom d' Etat civil du dit présentateur). Alors... s'il vous plaît, Monsieur Boutot, oubliez le personnage que vous vous êtes créé, un personnage plein de fatuité et parfaitement creux, pour
redevenir ce que vous êtes sans nul doute, un homme d’esprit, de cœur et de talent. Et puis, tant que j’y suis, si le service public peut, sans publicité, continuer à nous proposer des spectacles
de cette qualité (même s’il s’agit en l'occurrence de rediffusion), mort à certains annonceurs qui, depuis trop longtemps, bouffent de précieuses minutes d’antenne pour vanter des produits
parfois bien médiocres. Peut-être pensez vous que telle est la conclusion de ce billet d’humeur ; erreur, lourde erreur car, si, au travers des chansons qui nous furent proposées, j’ai pu trouver
quelques courtes minutes de joie et de bonne humeur, ce retour en arrière dans le temps m’a, aussi, immergé dans une réflexion qui devint vite amère.
Ayant, pour ma deuxième connexion sur ce lien, la malchance de tomber sur une journée
consacrée à Notre Dame du Mont Carmel (ce qui pour tout honorable que ce soit n'est, à ma connaissance, pas un prénom), je vous propose, exceptionnellement, de nourrir cette rubrique d'
un petit texte que l'un de mes anciens condisciples de lycée "pondit" en pleine Beatlemania. Le titre en est, tout naturellement, "Beatles" :
Les subtilités de la langue
française appliquées au Droit engendrent, parfois, des résultats étonnants. La preuve nous en fut, hier encore, apportée : Bien qu' un homme ait tué cinq personnes et se soit, au moment de son
arrestation, tiré une balle dans la tête, bien qu' il ait, paraît-il, laissé des aveux complets sur une cassette audio, il est toujours, parce que mort des blessures qu' il s' est auto-infligé,
présumé coupable donc, en poussant l'absurde à son comble, présumé innocent aux yeux de la Société. Présumé coupable, voilà désormais ce qu' est et demeurera, à jamais, son statut
judiciaire. Je ne sais comment Dieu opère pour faire le tri à l' instant où l'on frappe à la porte de l'Eternité mais, j'espère, qu' Il ne se contente pas d' une simple vérification basée
sur les apparences. Mon propos n' est point, en évoquant ce drame, de relancer la polémique sur la peine de mort, pas plus, n' en ayant ni les capacité ni l'autorité, d' attribuer à cet homme des
circonstances atténuantes ou aggravantes ; il est de formuler un souhait : celui que le législateur ait, enfin, un jour le courage de définir clairement ce que sont les actes associaux et de leur
attribuer une définition basée sur un langage simple et cohérent. Si la présomption systèmatique de culpabilité peut générer contournement,détournement ou, plus grave encore,abandon des
droits fondamentaux du citoyen, la présomption d' innocence doit, quant à elle, dans un cas avéré de transgression notoire des règles de vie sociale les plus élémentaires, trouver son terme
dans la plus simple des logiques : celle de l' acte et sa conséquence.
Je ne sais si,
depuis l' au-delà il est possible de voir et juger faits et actes se déroulant en notre pauvre monde. Admettons, pour les besoins de la cause, que tel est le cas.